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L'ennemi à combattre, par Cheikh Khaled BENTOUNES

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L'ennemi à combattre, par Cheikh Khaled BENTOUNES

Message  Tâm Chân Hanh le Mar 24 Fév - 2:04


http://adlania1.free.fr/lesoufisme.html


Selon l'enseignement du tassawuf ( soufisme, en arabe ), l'ennemi à
combattre n'est ainsi pas tant "l'infidèle" à l'extérieur de nous, que
l'infidèle qui est en nous : l'ego,
ou le moi centré sur lui-même et se
percevant comme séparé. Celui-ci n'est en fait qu'une illusion, que
l'on peut, que l'on doit même dissiper


le soufi doit posséder trois qualités primordiales : l'humilité, la
fraternité et la sincérité. Son objectif est d'abord de ne plus vivre
dans le paraître, mais dans l'être.
Grâce à la meilleure conscience
qu'il acquiert de lui-même, ses sentiments s'apaisent, se transforment.
Ses relations avec le monde et avec autrui changent. Il devient plus
libre d'agir et de penser. Cela lui ouvre toutes les voies; on pourrait
dire à la limite, qu'il existe autant de voies qu'il y a d'êtres
humains.



Il est cependant difficile de ne pas s'égarer dans le désert si l'on ne
dispose pas de points de repères. Le rôle du maître, le cheikh
, qui demeure fondamental dans le soufisme, est de nous offrir ces
points de repère, afin de nous guider jusqu'à l'oasis. Ibn 'Arabi
, a illustré de façon saisissante le danger qu'il y aurait à vouloir
cheminer seul, sans compagnon : " Celui qui n'a pas de maître ,
affirmait-il, a pour maître Satan". - Satan, c'est-à-dire, en langage moderne, l'ego.


L'Islam, comme toute religion, a un aspect extérieur, fait de lois, de
doctrines, de préceptes, etc. Mais les soufis ne se suffisent pas de
cela. Ils veulent aller vers l'esprit qui anime la lettre. Pour le
soufi, le divin ne peut être qu'amour, l'Islam ne peut être que
religion d'amour. Voir la religion comme une contrainte est aberrant




Les soufis ne se réfèrent pas seulement à la révélation coranique, ils se
réfèrent aussi aux grands prophètes bibliques, Abraham, Moïse, Jésus.
Ils ne voient pas ceux-ci comme des messagers d'une religion, mais
comme des initiateurs de l'humanité. Entre le message de tous ces
prophètes, parmi lesquels d'autres, comme le Bouddha, peuvent trouver
leur place, il y a une continuité, ils sont reliés spirituellement les
uns aux autres comme les grains d'un chapelet sont reliés par un fil.
Chaque prophète est venu initier l'humanité à l'un des aspects du
divin. Par cet aspect initiatique, ils n'appartiennent pas au passé,
mais au présent.

Aujourd'hui, les religions sont devenues des prisons pour l'esprit.+

L'aspect extérieur a pris tellement d'importance que l'homme ne peut
s'y épanouir. Les soufis se sentent proches de toutes les créatures
au-delà de toutes les religions. Chaque être a reçu le divin en dépôt.
Tout le monde aspire au bonheur. Certains le recherchent dans l'argent,
dans le pouvoir ou dans le salut d'une religion. Ce sont des moyens
illusoires. Une seule chose peut réellement apaiser et apporter le
bonheur, c'est de vivre dans l'union et non dans la séparation, dans la
perpétuelle contemplation du divin. C'est, au fond, notre véritable
nature. Ainsi pour les soufis, le paradis ne se situe pas après la mort
mais ici-bas.


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