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INSTRUCTIONS DE RECONNAISSANCE DE L'ESPRIT BASEE SUR LE MOUVEMENT : MENTAL

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INSTRUCTIONS DE RECONNAISSANCE DE L'ESPRIT BASEE SUR LE MOUVEMENT : MENTAL

Message  floraison le Mar 27 Avr - 8:20

Méditez d'abord sur les Préliminaires, de façon concise, puis, prenez la posture physique essentielle et accomplissez les méditations pour l'établissement du Calme Mental et de la Vision Profonde, telles qu'elles ont été données précédemment, cela afin de les garder en mémoire.

Laissez la conscience se détendre dans son état naturel et s'y établir. Une fois parvenu à ce stade, observez directement l'essence de cette conscience. Ensuite, créez un mouvement dans l'esprit : visualisez une forme ou une autre, le Djowo de Lhassa ou le Lhatchen de Tsourphou(2), par exemple, jusqu'à ce que cette forme (du Bouddha) apparaisse clairement et distinctement à l'esprit. Puis, observez et demandez-vous quelle est la différence entre l'esprit qui crée ce mouvement et l'esprit au repos. Observez et demandez-vous quelle est la différence entre l'esprit en mouvement et l'esprit qui l'observé. Ayant ainsi fait, le mouvement de l'esprit se libérera de lui-même. (3)

A nouveau, observez et voyez si la statue qui apparaît comme objet de l'esprit, et l'esprit qui la fait apparaître, sont un, ou bien deux choses distinctes. S'ils sont un, examinez pour savoir si c'est l'esprit qui est venu à la statue ou la statue à l'esprit. Si vous pensez qu'ils sont distincts, déterminez si la vision que vous avez de la statue est la statue véritable elle-même ou une autre.(4)

De la même manière, observez comme auparavant pour savoir si la forme perçue par l'œil et la conscience visuelle sont une seule et même chose ou non. Observez de même pour un son perçu par l'oreille, une odeur par le nez, un goût par la langue, et une sensation tactile par le corps. Par ce type d'examen, sera réalisée la libération de toutes fabrications mentales telles qu'identité, différentiation, etc... Toutes ces notions seront connues comme le déploiement magique de l'esprit.

Lorsque le mouvement se libère lui-même, puisque la reconnaissance s'élève, il convient de préserver cet état méditatif.

Reconnaissance particulière à travers les émotions

Imaginez clairement quelque chose qui plaise à l'esprit et contemplez-le jusqu'à ce que la joie soit sans limite. Puis, créez mentalement quelque chose de déplaisant et entretenez cette pensée jusqu'à ce que le dégoût vous possède. Quelle est la différence d'essence des deux ?

Quelle différence y-a-t’il entre l'esprit joyeux, l'esprit mécontent et l'esprit du début qui était calme ?

Ensuite, projetez l'esprit, autant que vous le pouvez, dans toutes les directions à la fois, et comparez-le avec l'esprit antérieur qui était au repos. Ayant observé ainsi, on en vient à la compréhension que "deux pensées ne peuvent apparaître simultanément ; la multiplicité ne peut être produite dans un même instant." Toutes les pensées sont réalisées comme le jeu (5) du calme et du mouvement du seul esprit.

Ainsi, on connaît que le mouvement, les multiples états de conscience, sont, dans leur éclat et leur essence, d'une seule saveur, comme de l'eau versée dans de l'eau.

A nouveau, si l'on porte un regard direct sur l'essence de toute pensée lorsqu'elle s'élève, sans la saisir comme un objet réel, elle apparaît comme clarté/vacuité. Quand cela se produit, il n'est plus nécessaire de rejeter la pensée comme étant mauvaise ni de chercher le moyen de la contrer par des antidotes.

"Les liens de l'objet et du sujet,

Une fois reconnus en leur essence, sont libérés.

La réalisation de ce chemin exceptionnel,

Conduit au lieu de l'Eveil, en cette vie même. "

Ayant imaginé un objet attrayant, développez-le jusqu'à ce que le mental soit complètement dominé par l'attachement. Ensuite, produisez l'aversion en relation avec un objet déplaisant, et comparez ces deux états.

Puis, au moment où vous vous endormez, observez l'essence de l'esprit qui devient endormi. Observez de même l'essence de l'orgueil, de la jalousie et de la convoitise. Faites s'élever l'un de ces poisons, puis, l'ayant établi, observez-le intensément, aiguisant votre conscience connaissante dans l'analyse. Ne développez pas la pensée antérieure et ne l'interrompez pas non plus par une autre pensée. Si l'observation dure trop peu de temps, la reconnaissance ne s'élèvera pas. Aussi, divisez la journée en dix sessions, et, à chacune, efforcez-vous de produire avec vigueur votre conscience connaissante analytique.

Spécialement, quelle que soit l’émotion qui est produite, (désir/attachement, etc...), sans vous laisser aller à la suivre, regardez directement son essence. Demeurant sans distraction dans cette contemplation, les cinq poisons apparaissent sans fondement ni racines.

Pour cette raison, les émotions telles le désir/attachement, etc, sont purifiées, sans qu'il soit besoin de les abandonner. Elles sont appelées "auto-libérées", ayant une liberté naturelle.

Il est fait référence à la relation qui unit les Cinq Emotions, les Cinq Sagesses, et les Cinq Familles de Tathagatas. Ainsi l'émotion du désir/attachement (dans sa forme libre) est connectée à la Sagesse qui connaît chaque chose distinctement et au Bouddha Amitabha, et ainsi de suite.

Ceci est appelé : "les instructions-clef qui prennent les cinq poisons comme chemin", en effet, quelle que soit la pensée qui s'élève, observant directement son essence et demeurant dessus, elle se libère elle-même dans son absence de nature propre.

Comme il est dit :

"II existe des instructions qui prennent les cinq poisons comme chemin ;

Tout comme il existe des mantras pour neutraliser les poisons".

Essence des pensées

En résumé, par les manifestations de sa faculté d'expression naturelle, l'essence de l'esprit s'élève en une multitude d'aspects : vertueux, non-vertueux et neutres. Cependant, si l'on s'abstient de les nier ou de les établir, tous ces aspects se révèlent d'une saveur unique. Par conséquent, sans chercher ailleurs un antidote, quoiqu'il apparaisse dans l'esprit, il faut observer directement son essence et préserver cette présence, sans distraction, durant les quatre différents types d'activité de la vie quotidienne. (6) Ils vont se révéler nûment, sans fondement et sans racines, dépourvus de nature propre et de réalité objective.

Ayant produit réellement la Sagesse Primordiale auto-connaissante, la confusion de la saisie dualiste se libérera en elle-même.

Tchenrézi :

" Tout ce qui est produit est l'état de nature ;

Conscient de tout ce qui s'élève,

Y demeurer, ainsi, dans la pure vacuité,

Etre, sans aucun doute, le roi des yogis." (7)

Yéshé Kandroma :

" L'obtention de cette Sagesse Primordiale auto-connaissante

Est comme le flamboiement d'une torche qui dissipe l'obscurité d'un éon ;

C'est comme écraser définitivement la confusion du karma,

C'est comme un homme qui s'éveille. "

L'Incomparable Gampopa :

"Les pensées Dharmakaya,

Sont là, dans la main,

Sont là, non réifiées par des antidotes,

Sont là, dans l'état de la clarté connaissante. "

Le Vénérable Maitreya :

"En ceci, il n 'y a plus rien à clarifier,

II n 'y a plus rien à établir,

C'est la vision juste de l'essence juste ;

Par ce regard juste, tout est libéré. "

Gyalwa Gueutsangpa :

"Aussi, lorsqu'une pensée est produite,

Ne la voyez pas comme un défaut,

Laissez-la telle quelle, dans la conscience de sa vacuité,

Elle s'élèvera comme l'expression du Dharmakaya."

Nécessité des pensées

Puisque de multiples autres attestations expliquent ce point de manière identique, il faut le préserver. Lorsqu'il y a reconnaissance, la pratique devient facile. Avant, vous ne saviez pas méditer sur l'absence de pensées ; maintenant, vous savez méditer sur les pensées. Jusque là, tout comme l'œil qui ne peut se voir lui-même, la pensée se voilait elle-même, et la radiance de la faculté créatrice n'était pas vue. (Cool

Maintenant, l'irradiation mentale est vue dans son essence, ce qui fait des pensées le cœur de la méditation.

Quelle que soit la pensée qui s'élève, elle est perçue telle qu'elle est.

Demeurant dans l'essence des pensées, dans la présence nue de la clarté/vacuité, sans réification, sans espoir ni crainte, la pensée se libère elle-même. Dans l'essence de la pensée est réalisée la simplicité de la clarté/vacuité.

Selon les paroles du Seigneur Gampopa :

" Vois la nécessité des pensées, vois leur grande bienveillance, vois combien elles sont chères au cœur, vois combien leur absence est préjudiciable. De la sorte, toute manifestation devient signifiante, parce qu'elle est l'état de nature. Sans pensée, pas de Dharmata. Aussi, vois combien les pensées sont nécessaires.

Précédemment, parce que la nature des pensées n'était pas connue, tu errais dans le samsara. Maintenant que tu sais demeurer sans recherche sur toutes les pensées qui sont produites, et qu'elles sont clairement perçues comme étant le Dharmakaya, vois leur bienveillance, vois comblent elles sont chères à ton cœur, cette crispation sur tout ce qui apparaît dans l'esprit n'est plus nécessaire. Nul besoin de voir les pensées comme un défaut et de chercher à les supprimer. "

Gampopa s'adressa ainsi à tous ses moines rassemblés, lors de son voyage du Gampo au Haut Dhagpo (9) :

"Grands méditants, vous souhaitez un état sans pensées, mais il n'est pas possible de les faire cesser. C'est de là que viennent toutes vos difficultés, grands méditants. Eh bien, de même que plus vous aurez de combustible et plus grand sera le feu, plus vous aurez de pensées et plus s'accroîtra la Sagesse Primordiale non-duelle. Demeurez fermement dans la contemplation des cinq poisons et des pensées, tels qu'ils sont, sans rien nier ni établir, sans rien fabriquer. Ceci est la Conscience Primordiale même, esprit de tous les Bouddhas des trois temps. L'Eveil que nous n'arrivons pas à reconnaître est cela et vraiment cela. Il n'existe aucun Eveil autre que cela même. "

Phagmo Droupa :

"Au sujet des pensées et de la conscience connaissante, elles doivent être connues de l'homme saint comme étant les Trois Portes de la Libération. (10)

Les pensées sont particulièrement bienveillantes, car elles donnent la perception de la grande joie. Puisque les pensées sont l'esprit lui-même, si on veut les supprimer, il en vient davantage. Etant non-produites, il n'est pas nécessaire de les faire cesser. "

Et encore :

"Lorsque des pensées apparaissent, reconnais-les distinctement comme ton Lama. Vois leur bienveillance, produis la certitude stable qu'il n'y a pas la moindre différence entre le Dharmakaya et les pensées; elles sont le Lama infaillible. Connaissant les pensées comme l'esprit, connais l'esprit comme non-produit ; ne rejette pas les pensées, et ne crée pas une sagesse non-conceptuelle. La multiplicité des pensées est comme le sel fondu dans l'eau. Ceci est le Lama qui démontre que pensée et vacuité sont non-duelles, c'est le Lama qui ouvre la porte de la connaissance transcendante (prajna)."

On pourrait citer d'innombrables autres textes.

Le Grand Accompli Orgyenpa :

"II n 'est nul besoin de rechercher délibérément la non-conceptualité ni de voir les pensées comme défectueuses. Ne laissez pas votre pratique aller à la famine, mais soyez plutôt détenteurs d'une récolte royale. Sans rechercher une stabilité stable, une clarté claire, une félicité heureuse,(11) quoi qu’il s’élève, il faut en jouir de façon équanime sans le refuser ni l'adopter."

Quelle que soit la pensée qui apparaît, voyez son essence telle quelle, sans supprimer ou établir, sans créer un artifice. Laissez l'esprit se poser de lui-même, de façon naturelle, ébahi, ouvert. Tout comme la lune dans l'eau n'est pas au-delà de l'eau, tous les états de conscience et les pensées sont seulement l'esprit. Bien qu'étant l'esprit, ils sont clarté/vacuité, semblables à une image reflétée. La regardant directement dans cette dimension, la production de pensées est inobstruée et reconnue comme sans, fondement ni racines, transparence.

Ceci est la reconnaissance du Dharmakaya. Pour donner un exemple, exactement de la même manière que les vagues ne sont pas autre chose que de l'eau, bien que de multiples pensées apparaissent de l'état de nature, clarté/vacuité, ultimement elles ne sont pas des objets différents.

Citation du Hévadjra Tantra :

"Ceci est nommé samsara, ceci est nommé nirvana ; en abandonnant le samsara pour obtenir quelque chose d'autre, le nirvana ne sera pas réalisé. "

Aussi, faites comme il est dit : reconnaissez les états de conscience et les pensées comme étant l'esprit et maintenez vos efforts jusqu'à ce qu'apparaisse l'absence de fondement et de base.

Questions du Lama au disciple :

"Ainsi, observes comment est cet esprit, assis, marchant, dans l'activité, et rapporte-moi, dans quelques jours, la façon dont il fonctionne."

Une fois revenu, le disciple dit : "cet esprit ne fait rien du tout ; il est là, immobile."

Alors : "veux-tu dire que, depuis l'autre fois et jusqu'à maintenant, tu n'as pas eu l'idée de manger, de t'habiller, d'aller dormir ni de venir ici, et que tu n 'as pas non plus la moindre idée de te trouver devant ton Lama ? Tu es donc au repos, l'esprit parfaitement immobile !"

S'il dit : "Non, ce n'est pas comme ça."

-"Eh bien alors, ce que tu dis est en contradiction avec ce que tu affirmais jusqu'à présent : que l'esprit demeurait simplement immobile, au repos, etc. Il te faut observer ton esprit avec plus d'attention."

Il revient plus tard, tel un grand disciple expérimenté, disant : "l'esprit demeure immobile dans l'état de nature, non-réifié, libre de toute élaboration et de tout artifice."

Dans ce cas : "Je t'avais dit, la dernière fois, de m'apporter une conscience simple, qui ne soit pas influencée par des vues théoriques ni transformée par des antidotes. Tu me rapportes un discours emprunté qui n'est, en fait, que

fabrication mentale. Observes encore attentivement et reviens."

Il se peut encore qu'il se mette à déclamer, de façon docte, toutes sortes de citations des Soutras, Tantras, etc, sans en avoir aucune réalisation, sans en connaître le sens réel, les utilisant pour faire des comparaisons avec ses "découvertes".

Si tel est le cas : "Comme je te l'ai déjà dit l'autre jour, tu n'as pas besoin de me rapporter des paroles creuses, des extraits stériles pris dans les textes. Je t'ai dit de revenir lorsque tu aurais observé ton esprit sans te laisser

troubler par des théories philosophiques. Aussi, tes citations sont inutiles. Continues tes recherches et observes encore plus attentivement."

Le disciple peut en arriver à faire cette observation : "L'esprit ordinaire, lorsqu'il n'est pas influencé par des théories, ni transformé par des antidotes, cet esprit, tel quel, ne reste pas le même un seul instant ; quelquefois il produit des pensées, et par fois aucune ; à certains moments il est actif, à d'autres non. "

Répondez alors : "Tu as commencé à faire, maintenant, ce qui doit l'être dans la méditation. Effectivement c'est ainsi, l'esprit n'est jamais le même. "

A nouveau, dites-lui : "II va falloir que tu observes l'esprit avec acuité, jusqu'à ce que tu voies toutes les divisions entre désir et aversion, joie et souffrance, amis et ennemis, monde animé et inanimé, etc. Est-ce qu'elles viennent d'un créateur extérieur à sa création, est-ce qu'elles sont crées par l'esprit ou est-ce qu'elles sont l'esprit lui-même ? Observes bien, puis reviens. "

De nouveau questionné : "II semble que l'univers ait été crée par Tcha, Ishvara ou Brahma, "l'Ancêtre du monde", etc... "

Demandez-lui alors où ils demeurent, quand la création a commencé, d'où a été créé le monde et de quelle manière il l'a été.

S'il dit qu'il ne sait pas, répliquez : "Alors, tu prétends que le monde est l'oeuvre d'un créateur, et tu ne sais pas comment ! En matière spirituelle, il ne faut pas mentir ; quand on affirme quelque chose, il faut qu'il y ait une certitude. N'écoute pas les superstitions des hétérodoxes et les fables du monde. Il n'y a rien de sûr là-dedans. Maintenant, il faut que tu examines ce qu'il en est réellement jusqu'à obtenir une conviction définitive. "

Le disciple revient avec une réponse : "Le créateur de tout cela c'est l'esprit. Si l'esprit est immobile, il n'y a rien du tout. Lorsqu'il se meut, tout est créé. "

Demandez-lui alors : "Cet esprit créateur et sa création, sont-ils un ou sont-ils distincts ?"

S'il dit qu'ils sont distincts, demandez-lui : "Lorsque tu penses à un pilier, cette pensée du pilier, c'est l'esprit. Existe-t'il aussi, au même instant, un autre pilier, quelque part ailleurs ?"

S'il répond qu'il n'y en a pas deux au même instant, c'est qu'il y a eu reconnaissance. Il faudra ensuite, par des méthodes habiles telles que celles-ci lui faire reconnaître la nature de l'esprit confus.

Réponses

En ce qui concerne ces instructions de reconnaissance elles-mêmes, dites-lui : "Au moment où tu disais : "cet esprit qui est ce qui est en train de faire, qu'il fasse ou ne fasse pas", (12) c'était une fixation conceptuelle. Il est ce qui fait apparaître et disparaître instantanément, soumis à l'influence de ses tendances habituelles. Ainsi, il se manifeste en une multitude de phénomènes tels que l'apparence confuse des six mondes avec leurs couleurs, configurations, formes, sons, odeurs, saveurs et sensations tactiles. Cet esprit confus qui fait tout apparaître et

cesser, tu en as acquis la compréhension et la reconnaissance. C'est ce qui est appelé "le créateur", ce qui fait apparaître et disparaître instantanément tous les phénomènes. Ce n'est rien d'autre que l'esprit, en dehors duquel aucun phénomène ne peut exister. Et si l'esprit confus est impermanent, la manifestation phénoménale ne peut que l'être aussi... Comment peut-il en être autrement. Voilà ce qu'il te faut comprendre.

Ainsi, quand tu dis : "tous les créateurs sont dans l'esprit, il n'en existe aucun autre ; lorsque l'esprit est immobile, il n'y a rien du tout, lorsqu'il est en mouvement, tout est produit", c'est exactement cela.

Cependant, l'esprit créateur et sa création ne sont pas deux. C'est pour cela que, comme tu le disais à propos du pilier, "la pensée du pilier n'est que l'esprit et il n'y a pas d'autre pilier". Effectivement, toutes les manifestations sont l'esprit."

Il est dit, dans les chants de Vadjra :

"En dehors de ce précieux esprit,

II n'y a ni Bouddha, ni être ordinaire.

Les phénomènes, appréhendés par la conscience,

Ne lui sont, en rien extérieurs."

Saraha, le Grand Brahmane, dit :

"L'esprit est, seul, la graine de toutes choses.

En lui se déploient samsara et nirvana.

Il est ce qui donne le fruit désiré.

Je rends hommage à l'esprit, semblable à un joyau

Qui exauce tous les souhaits.

Quelles que soient les manifestations qui s'élèvent, pures ou impures, elles ne sont que l'esprit lui-même, elles n'ont pas, en dehors de lui, la moindre existence autonome. Sois en sûr et certain. "



NOTES

1 - Mouvement : terme technique signifiant : pensée, mouvement conceptuel, en opposition au calme : état de l'esprit dépourvu de pensées, immobile, au repas. Ces deux états sont la base de la distinction entre les pratiques de Chiné (Calme mental) et de Lhaktong (Vision profonde).

2 - Ce sont les deux objets les plus connus du Tibet. Le premier, appelé le Djowo, est une statue du Bouddha Sakyamuni qui se trouvait au Djokhang, temple de Lhassa. Le deuxième, nommé Lhachen, "Grande Divinité", est une statue du Bouddha érigée à Tsourphou, siège des Karmapa, par Karmapakshi. On peut prendre pour support tout objet que l'imagination reproduit facilement ; pour un français, cela pourrait être la Tour Eiffel, par exemple. Cependant, la statue du Bouddha véhicule une grâce particulière puisqu'elle est un support spirituel.

3 - C'est-à-dire se résorbera, cessera en la conscience qui l'observe.

4 - les deux objets peuvent-ils subsister simultanément, l'un comme objet extérieur réel et l'autre comme objet imaginaire intérieur ?

5 -Jeu : signifie ici alternance, transformation, succession des états momentanés du même esprit.

6 - Quatre types d'activité : en fait, terme qui induit toutes les activités, à travers les quatre attitudes du corps : assis, debout, en mouvement, couché.

7 - Sans aucun doute ; sens généralement admis de l'expression "gdon-mi-za", qui littéralement signifie "ne pas être mangé par les démons", ceux du doute qui altère l'expérience spirituelle.

8 - L'esprit discursif se trouvait aveuglé par son propre discours, sa propre irradiation, sans percevoir sa qualité essentielle de clarté connaissante.

9 - Régions du Tibet méridional dont le nom est identifié à celui du Maître.

10 - Les Trois Portes de la Complète Libération : la base "comme Vacuité", la pratique, "absence de caractéristiques", le fruit, "sans espoir d'un résultat."

11 - C'est-à-dire une fausse représentation de ces qualités naturelles à l'esprit.

12 - L'agent, qu'il soit actif, c'est-à-dire créant des pensées, ou passif, lorsqu'il ne crée pas de pensée.


Lhaktong - La vision profonde

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