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Lorsqu'il faudra... de Francis Jammes (1870 - 1966)

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Lorsqu'il faudra... de Francis Jammes (1870 - 1966)

Message  floraison le Lun 5 Avr - 23:36



Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites

Que ce soit par un jour où la campagne en fête

Poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,

Choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,

Au Paradis où sont en plein jour les étoiles.



Je prendrai mon bâton et sur la grande route

J'irai et je dirais aux ânes, mes amis :

Je suis Francis Jammes et je vais en Paradis

Car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu...



Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je vous vienne.

Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent,

Vers des ruisseaux touffus où tremblent des jeunes filles,

Et faites que, penché dans ce séjour des âmes,

Sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes

Qui mireront leur humble et douce pauvreté

A la limpidité de l'amour éternel.




JAMMES (Francis). • Écrivain français (Tournay, Hautes-Pyrénées, 1868-Hasparren, Pyrénées- Atlantiques, 1938). Inséparable du Béarn où il est né et du Pays Basque où il devait se fixer (1921), son oeuvre a bénéficié à ses débuts du suffrage de Mallarmé et d'André Gide. Sa vertu principale, la simplicité, est l'expression d'un accord parfait du sentiment et d'un langage qui atteint à l'extrême transparence pour exprimer l'humble réalité des êtres et des choses. Dès son premier recueil, De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir (1898), il affirme son indifférence à l'égard de tout souci de forme et de métrique, utilisant le vers libre pour développer les thèmes qui ne cesseront plus d'alimenter sa poésie, la nature, l'enfance, les jeunes filles, l'exotisme, la mort. Le même lyrisme voilé et fervent se retrouve encore dans Le Deuil des primevères (1901) et Le Triomphe de !a vie (1902) ainsi que dans des romans imprégnés d'une délicate mélancolie (Clara d'Ellébeuse, 1899 ; Almaide d'Etremont, 1901). Cependant, l'amitié militante de Paul Claudel inspira au poète un retour au catholicisme (Clairières dans le ciel, 1906, où il se soumet à la loi de l'alexandrin ; Les Géorgiques chrétiennes, 1912, poème en sept chants qui célèbrent la geste d'une famille paysanne ; Les Quatrains 1923-1925). II devint, avec les années, une manière de patriarche rustique, sachant manifester, parfois avec véhémence, son hostilité aux courants nouveaux de la poésie (De tout temps à jamais, 1935). « Ame très simple et très compliquée », Jammes a entretenu une correspondance avec plusieurs écrivains qui furent ses contemporains et ses amis. Ses lettres ont été publiées (correspondance avec Colette, 1945; Albert Samain, 1946; Valery Larbaud, 1947; André Gide 1948).

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