Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Shopactif


Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Partenaires
Forum gratuit


Tchat Blablaland



MÉDITATION SUR PÂQUES AVEC LE PÈRE LEV GILLET

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

MÉDITATION SUR PÂQUES AVEC LE PÈRE LEV GILLET

Message  floraison le Dim 4 Avr - 20:58



" Jour unique et saint, roi et seigneur des jours, fête des fêtes, solennité ! … ". Ainsi chantons-nous dans la huitième ode des matines de Pâques. Le dimanche de la Résurrection a été appelé la " solennité des solennités " [4]. Il serait théologiquement inexact de dire que Pâques, absolument parlant, est la plus grande des fêtes chrétiennes. Le dimanche de Pâques est une fête beaucoup plus importante que Noël et l’Épiphanie, mais on ne doit pas dire que la Pentecôte est moins importante que Pâques. Cependant les solennités pascales – et ici il faut joindre le jeudi et le vendredi saints à la fête de la Résurrection – donnent au mystère de Noël la plénitude de son sens et sont la condition préalable de la Pentecôte. Pâques est donc le centre, le cœur de l’année chrétienne. C’est de cette date que dépend tout le cycle liturgique, puisqu’elle détermine les fêtes mobiles du calendrier [5].

La Résurrection du Christ est solennellement proclamée pendant les matines du dimanche de Pâques. Cet office a lieu, soit le dimanche matin, très tôt, soit vers le milieu de la nuit du samedi au dimanche. Avant le début de l’office, l’épitaphion placé sur le " tombeau ", au milieu de l’église, est rapporté sans cérémonies dans le sanctuaire et placé sur l’autel. Quelques prières sont lues. Puis le célébrant apparaît aux portes royales de l’iconostase. Il tient en main un cierge allumé. Le chœur chante : " Venez, prenez de la lumière à la lumière sans soir et glorifiez le Christ ressuscité des morts ". Une fois de plus, l’Église d’Orient nous représente le mystère chrétien comme un mystère de lumière ; cette lumière, dont l’étoile de Bethléem indiquait la naissance, a brillé parmi nous avec une clarté croissante ; les ténèbres du Golgotha n’ont pu l’éteindre ; elle reparaît maintenant parmi nous, et tous les cierges que les fidèles tiennent en main et qu’ils allument maintenant proclament son triomphe. Ainsi est indiqué le sens profondément spirituel de Pâques. La Résurrection physique de Jésus serait pour nous sans valeur si la lumière divine ne resplendissait pas en même temps parmi nous, au-dedans de nous-mêmes. Nous ne pouvons dignement célébrer la Résurrection du Christ que si, dans notre âme, la lumière apportée par le Sauveur a complètement vaincu les ténèbres de nos péchés.

Une procession se forme. Elle sort du sanctuaire. Elle s’arrête hors de l’église, devant la porte. Souvent – mais cette coutume n’est pas universelle – on lit alors l’évangile de la Résurrection selon saint Marc (16, 1-8 ) . Puis on chante le grande antienne triomphale de Pâques :

" Christ est ressuscité des morts. Par sa mort, vainqueur de la mort, aux morts il a donné la vie ".

Cette antienne est répétée plusieurs fois. Entre les répétitions on intercale plusieurs versets des psaumes : " Que Dieu se lève, que ses ennemis se dispersent… Voici le jour que le Seigneur a fait ; soyons dans la joie et l’allégresse… etc. ". La procession pénètre dans l’église. Le prêtre récite la grande litanie, puis l’on chante le canon de Pâques, attribué à Saint Jean Damascène, et dont voici quelques versets :

" Jour de la Résurrection… Jésus s’est levé du tombeau, comme il l’avait dit. Il nous a donné la vie éternelle et sa grande pitié ".

" Venez, buvons un breuvage nouveau ; il n’est pas tiré d’une pierre mais il sourd du tombeau du Christ en qui est notre force… ".

" Illumine-toi, illumine-toi, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi ! Exulte et pare-toi Sion ! Et toi, pure Mère de Dieu, réjouis-toi en la Résurrection de ton Fils… ".

" Ô Pâque grande et très sainte, ô Christ, Sagesse, Verbe et Puissance de Dieu, donne-nous de communier à toi avec plus de vérité au jour sans déclin de ton Royaume… ".

" Jour de la Résurrection !… Dans la joie embrassons-nous les uns les autres… et appelons-nous frères !… Belle Pâque, Pâque du Seigneur. La Pâque magnifique s’est levée sur nous… "

Les fidèles s’embrassent les uns les autres. Ils se saluent en disant : " Le Christ est ressuscité ", à quoi l’on répond : " En vérité il est ressuscité ".

Les matines sont suivies par la liturgie de Saint Jean Chrysostome. L’épître, qui consiste dans les premiers versets des Actes des Apôtres (1, 1- 8 ) , mentionne le fait de la Résurrection : " C’est aux Apôtres qu’avec de nombreuses preuves, il s’était montré vivant après sa passion. Pendant quarante jours, il leur était apparu et les avait entretenu du Royaume de Dieu ". On trouvera peut-être étrange que l’évangile ne soit pas un des récits de la Résurrection. L’Église, en cette fête de Pâques, nous fait entendre le début de l’évangile selon Saint jean : " Au commencement était le Verbe… ". Peut-être la raison de ce choix est-elle la prédilection du christianisme grecs pour ce passe " en esprit " : au-delà de la Résurrection de la chair du Christ, il y a la victoire de la lumière sur les ténèbres. Car le verset, " Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas connue " ne signifie pas que les ténèbres n’ont pas accepté et reçu la lumière, mais plutôt que les ténèbres ont été impuissantes à maîtriser et à éteindre la lumière, cette lumière dont nous voyons aujourd’hui le triomphe : " … et nous avons vu sa gloire ". Peut-être aussi, parce que cette fête est celle qui parle le plus à l’âme des chrétiens d’Orient, l’Église a-t-elle voulu saisir une occasion unique de leur faire entendre cet abrégé profond et saisissant de tout le message chrétien, que présente le prologue du quatrième évangile. À la fin de la liturgie (ou, dans beaucoup d’églises, à la fin des matines), le célébrant lit la très belle homélie de Saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques. Nous en extrayons les phrases suivantes :

"… Celui qui a travaillé dès la première heure recevra aujourd’hui le juste salaire ; celui qui arriva seulement après la sixième heure peut s’approcher sans effroi : il ne sera pas lésé ; si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure, il pourra venir sans aucune hésitation ; l’ouvrier de la onzième ne souffrira pas de son retard. Car le Seigneur est libéral : il reçoit le dernier comme le premier… Tous entrez dans la joie de votre Maître… Abstinents ou oisifs, fêtez ce jour ; que vous ayez jeûné ou non, réjouissez-vous aujourd’hui. Le festin est prêt, venez donc tous. Le veau gras est servi, tous seront rassasiés. Mangez avec délice au banquet de la foi, et venez puiser aux richesses de la bonté. Que nul ne pleure… Que nul ne déplore ses péchés : le pardon s’est levé du tombeau ".

Ces merveilleuses paroles soulèvent un problème. Saint Jean Chrysostome semble placer sur pied d’égalité ceux qui se sont spirituellement préparés à la fête et ceux qui ne s’y sont pas préparés. Il invite les uns et les autres. Il semble n’établir aucune différence entre eux et parle comme si la même grâce leur était donnée. Et cependant nous savons que ceux-là seuls partagent la grâce de la Résurrection du Christ, qui ont porté la croix et sont morts avec lui. Nous savons que la douleur du vendredi-saint est une condition nécessaire de la joie de Pâques. Cela est vrai. Toutefois Notre-Seigneur, dans sa miséricorde, se réserve d’intervertir l’ordre de ces deux termes. Il a révélé aux Apôtres son triomphe avant de les avoir associés à sa Passion. Tous, sauf un seul, l’avaient abandonné pendant les heures douloureuses du Golgotha, et néanmoins il les admet directement à la joie de sa Résurrection. Ce n’est pas que l’économie du salut soit changée : sans la croix, la gloire du Ressuscité ne peut devenir notre part. Mais le Seigneur Jésus ménage la faiblesse de ses disciples. Il les associe aujourd’hui à la joie de Pâques, quoiqu’ils y soient si peu préparés. Plus tard, demain, il les associera à sa Passion. " Quand tu étais jeune tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ; quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, un autre te nouera ta ceinture et te mènera où tu ne voudrais pas (Jn 21, 18) ". Ainsi parle Notre Seigneur à Pierre, quand il apparaît aux apôtres sur la rive de lac de Galilée, après la Résurrection. Et l’évangéliste nous explique le sens de cette phrase : " Il indiquait, par là le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu (Jn 21, 19) ". Pierre et les autres apôtres participeront, par leur martyre, à la Passion de leur Maître, mais seulement après que la force de sa Résurrection leur aura été communiquée. Notre Seigneur agit de même avec nous. Nous sommes loin – du moins la plupart d’entre nous – d’avoir bu au calice de la Passion. Nous n’avons pas aidé Jésus à porter sa croix. Nous ne sommes pas morts avec lui, Nous avons dormi pendant son agonie ; nous l’avons abandonné ; nous l’avons renié par nos péchés multiples. Et cependant, si peu préparés, si impurs que nous soyons, Jésus nous invite à entrer dans la joie pascale. Si nous ouvrons vraiment notre cœur au pardon qui jaillit du sépulcre vide (le fait que le sépulcre est maintenant vide constitue le gage visible de notre pardon), si nous nous laissons pénétrer par la lumière de Pâques, si nous adorons la présence du Seigneur ressuscité, nous recevrons nous aussi la puissance de la Résurrection – que le don de la Pentecôte rendra parfaite. Alors, alors seulement, nous comprendrons ce que signifie la croix et nous pourrons entrer, pour notre humble part, dans le mystère de la Passion du Christ. Voilà comment s’explique l’appel de Saint Jean Chrysostome, ou plutôt sa promesse, à ceux qui ne sont pas prêts, à ceux " qui n’ont pas jeûné ". L’Église a admirablement choisi le sermon du jour de Pâques. Lisons et relisons cette homélie. Nous ne trouverons pas de meilleure méditation pour le jour de la Résurrection.

La bénédiction finale donnée à la liturgie du dimanche de Pâques commence ainsi : " Que celui qui est ressuscité des morts, qui par sa mort a vaincu la mort et a donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux, Christ, notre vrai Dieu… etc. " [8].

Vers la fin de l’après-midi du dimanche de Pâques, des vêpres très courtes sont célébrées. On y lit, en plusieurs langues si c’est possible [9], l’évangile qui relate l’apparition de Jésus aux disciples, le soir de Pâques, dans cette chambre dont les portes étaient fermées. (Jn 20, 19-25). Jésus ressuscité surmonte tous les obstacles. Il peut même entrer dans les âmes qui jusqu’ici lui sont demeurées closes. Que ce soit là notre prière en ce soir de Pâques ! Que Jésus entre là où les portes sont fermées – et tout d’abord en nous – et qu’il y apporte son miséricordieux message : " Jésus vint, se tint au milieu d’eux, et leur dit : La Paix soit avec vous ".

LE TEMPS PASCAL

La saison liturgique appelée " temps pascal " commence le samedi-saint et s’achève la veille de la Pentecôte. Il y a quarante jours entre le dimanche de Pâques et le jeudi de l’Ascension, cinquante jours entre Pâques et le dimanche de la Pentecôte et six dimanches dans cette période de cinquante jours [10], le dimanche de Pâques non compris.

Le temps pascal présente plusieurs particularités rituelles. La principale est que chaque liturgie commence et s’achève par le chant du tropaire de la Résurrection : " Christ est ressuscité des morts… ". Pendant la semaine qui suit Pâques, les portes de l’iconostase demeurent constamment ouvertes : ainsi est symbolisé ce libre accès au Saint des Saints que Jésus-Christ, notre grand-prêtre, nous a ouvert par son sang. L’épitaphion reste posé sur l’autel, de sorte que les liturgies sont célébrées sur l’image de la " tombe vivifiante " du Sauveur. On ne doit ni jeûner ni se prosterner pendant la semaine de Pâques. Le vendredi de cette semaine est spécialement dédié à la Sainte Vierge sous le vocable de la " fontaine de la Mère de Dieu ", allusion à une tradition de Constantinople [11].

La semaine de Pâques porte en grec un très beau nom : la " semaine du renouvellement [12] ". Ce nom convient à tout le temps pascal. Jésus a voulu mourir et ressusciter au seuil du printemps. De même que Noël coïncide avec la victoire de la lumière du soleil sur les ténèbres, avec le début de la croissance des jours, Pâques coïncide avec le renouveau de la nature, avec l’apparition de la verdure et des fleurs. L’univers est un symbole des réalité spirituelles. Le printemps nous parle – si nous savons interpréter le création de Dieu – de renouvellement intérieur. Il y a un printemps de l’âme. Pâques, comme le printemps de la nature, nous apporte un message d’espérance. La Résurrection de Jésus nous dit que nous pouvons " être changés ". Il nous faut sentir la " verte nouveauté " du temps pascal, à laquelle s’appliquent si bien certaines paroles des saintes Écriture :

" Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes… Car notre Pâque, le Christ, a été immolée. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain… mais avec des azymes de pureté et de vérité " (1 Co 5, 7- 8 ) .

" Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une créature nouvelle ; l’être ancien a disparu, un être nouveau est là " (2 Co 5, 17).

" … Afin que, comme le Christ est ressuscité des morts… nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle (Ro 6, 4)… de manière à servir dans la nouveauté de l’esprit et non plus dans la vétusté de la lettre " (Ro 7, 6).

" Comme des enfants nouveau-nés désirez le vrai lait spirituel, afin de croître pour le salut (1 P 2, 2) ".

NOTES

[4] Il est hors de doute que Pâques est historiquement la plus ancienne des fêtes chrétiennes. Dès l’an 120, la fête de la Résurrection du Christ était célébrée à Rome comme en Orient. Mais les Églises différaient quant à la date et aux modalités de la célébration. Dans les dernières années du 2e siècle, une vive controverse opposa le pape Victor et les Églises d’Asie au sujet de la date de Pâques. Au IVe siècle, le concile de Nicée posa certaines règles que nous verrons plus loin, mais qui n’empêchèrent pas certaines discussions et dissidences. L’Église byzantine et l’Église latine ont beaucoup de points communs dans la célébration de Pâques, entre autres l’accent mis sur le thème de la lumière (bénédiction solennelle du cierge pascal dans le rit romain). On entend dire souvent que la liturgie romaine ne célèbre pas la Résurrection avec autant d’allégresse que le font les liturgies orientales. C’est là une de ces généralisations superficielles qu’il faut résolument éliminer. Une lecture attentive des textes latins montrera que la joie pascale est la même, en Orient et en Occident. Il est juste toutefois de dire que Pâques n’occupe pas, dans la piété populaire des nations latines et germaniques, une place aussi centrale que dans celle des peuples d’Orient.

[5] Le concile de Nicée, en 325, ordonna de célébrer la Résurrection du Christ le dimanche qui suit la pleine lune tombant après l’équinoxe du printemps (l’équinoxe est le 21 mars). Cette règle simple en apparence, mais qui laisse la porte ouverte à certaines difficultés et incertitudes où nous n’entrerons pas ici, est le fondement du " comput ", ou calcul spécialement destiné à déterminer la date de Pâques et des fêtes mobiles et à fixer le calendrier ecclésiastique de chaque année. On sait que le calendrier julien, encore suivi par certaines Églises orthodoxes, retarde de treize jours sur le calendrier grégorien, adopté par l’Occident. Les autres Églises orthodoxes, qui ont admis le calendrier grégorien, restent cependant fidèles, en ce qui concerne le calcul de la date de Pâques, au calendrier julien. Il en résulte que les fêtes pascales orthodoxes et romaines tombent généralement à des dates différentes, mais que parfois elles coïncident.

[8] Après le service de Pâques a lieu, dans les paroisses orthodoxes, la bénédiction des œufs, viandes, pains, gâteaux, etc… propres à cette fête. Cette coutume, en soi, est excellente. Elles associe la vie du foyer à la vie de l’Église. Mais on ne saurait trop s’élever contre la déviation dont elle cause dans certains pays orthodoxes où de nombreux fidèles manquent les services des derniers jours de la semaine-sainte parce que le nettoyage des maisons, la décoration es œufs, la confection des gâteaux, bref, les préparatifs matériels de la fête les absorbent entièrement. La religion devient ainsi un certain style extérieur, familial et national, que n’anime plus le souffle de l’Esprit.

[9] Dans certaines Église orthodoxes, cette lecture de l’Évangile en plusieurs langues, destinée à souligner l’universalité du message du Christ, a lieu à la liturgie de la nuit ou du matin de Pâques. Dans d’autres Églises, elle a lieu le lundi de Pâques.

[10] Le terme " temps pascal " est assez élastique. Au cours de l’histoire, la durée de ce temps a été parfois abrégée, parfois allongée. Un fondement canonique de la conception d’un temps pascal qui s’étendrait de Pâques à la Pentecôte est que l’usage du poisson est permis tous les mercredis et vendredis de cette période. En général, non seulement la viande, mais le laitage, les œufs, l’huile, le poisson sont proscrits le mercredi et le vendredi ; d’ailleurs la pratique, sauf dans les monastères, ne suit que de loin la théorie. Pendant la semaine même de Pâques, on peut manger de la viande, même le vendredi. Un temps pascal de cinquante jours correspond donc à certaines prescriptions canoniques, ainsi qu’à l’idée d’une cinquantaine de jours s’achevant à la Pentecôte (le grec Pentekoste signifie d’ailleurs " cinquantième jour "). Néanmoins on serait théologiquement et historiquement fondé à distinguer, dans la cinquantaine qui suit Pâques, deux périodes très distinctes : le temps pascal proprement dit, qui s’achève le jour de l’Ascension ; et le temps de l’Ascension, qui va du jour de l’Ascension à la veille de la Pentecôte.

[11] Vers le milieu du Ve siècle, l’empereur Léon le Thrace avait construit, dans un faubourg de Constantinople nommé les Sept Tours et près d’une source où s’opéraient de nombreuses guérisons attribuées à la Mère de Dieu, une riche église dédiée à celle-ci. L’église fut plus tard détruite. Les Turcs élevèrent sur ses ruines a mosquée du Sultan Bayazid. La crypte de l’église et la source subsistèrent cependant. En 1821, les restes de l’église furent totalement démolis. La source elle-même s’ensabla et en quelque sorte disparut. En 1833, le Sultan autorisa la construction d’une nouvelle église, de dimensions considérables, près de l’emplacement de la première.

[12] Les Russes nomment la semaine pascale " semaine lumineuse ".


Extrait du livre L'An de grâce du Seigneur,
signé « Un moine de l'Église d'Orient »,
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988.

Revenir en haut Aller en bas

le martyr du mont des oliviers

Message  floraison le Lun 5 Avr - 12:57



voici une belle création de mon ami Guy

Il m'a permis de l'offrir en partage sur le forum et donc le voici en partage pour vous tous qui passez dans cette petite fenêtre pascale

un grand merci à toi Guy

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum