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La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

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La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

Message  floraison le Jeu 1 Avr - 23:22



Une admirable leçon de tabla avec Ravi Shankar et Alla Rakha en solo
Vidéo : 8'23

La musique indienne a une origine divine : selon la mythologie indienne, c'est par le son que le Dieu Brahmâ a créé l'univers. Dans l'univers résonne encore le son primordial Ôm (à rapprocher de la Génèse et de l'Évangile de Jean).
L'origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Elle a toujours eu en Inde une double vocation : l'une destinée au temple et aux dieux, l'autre réservée au divertissement et aux démons.
La musique classique de l’Inde repose en grande partie sur l'improvisation (95%, dit Ravi Shankar), en ce sens qu'elle n'est pas jouée à partir d'une partition. Cela ne signifie pas qu'on y joue n'importe quoi, il y a des règles très strictes sur la manière d'improviser ; les musiciens apprennent par cœur des passages entiers de telles ou telles mélodies ou structures mathématiques, afin de s'en servir à dessein.
Ainsi, chaque râga a une phrase musicale qui indique la manière dont il faut l'interpréter, par l'ordre précis de ses notes. Les musiciens composent alors, en les intégrants, de courts refrains, et en déclinent toutes les variations possibles, grâce, entre autres, aux cycles rythmiques.
La notion de rythme est très évoluée et sans doute la plus savante du monde. Les rythmes (tàla) sont toujours complexes (à 16, 14, 12, 10, 8, 7 ou 6 temps pour les plus courants) et à l'intérieur de chaque temps des subdivisions, des contretemps, des battements placés légèrement avant ou après le temps permettent des arabesques d'une extrême subtilité. Alors qu'en Occident le rythme est surtout une mesure et un battement, en Inde, il s'agit plutôt d'un cycle.
Le tâla est un cycle rythmique, élément essentiel des musiques classiques indiennes. Le mot tâla serait formé des syllabes “tâ” (de Tandava, la danse cosmique de Shiva) et de “la” (de Lasya, la contrepartie féminine de Tandava, attribuée à Pârvatî, l'épouse de Shiva).
Le tâla est composé de matras, qui sont des unités rythmiques (ou temps). Chaque tâla possède une structure propre, organisée par temps plus ou moins forts et faibles, le premier temps (appelé sam) étant le plus important. Viennent ensuite le/ ou les “tali”, et le/ou les “khali” qui se caractérisent par la présence ou l'absence de clappement de mains. Le temps vide que “l'on offre aux dieux” permet aux musiciens de se repérer dans ce cycle long, permettant ainsi la préparations des improvisations et des compositions démarrant autour du sam. On peut donc avoir des tâlas qui ont le même nombre de temps mais pas la même structure.
Le sam n'est pas seulement le premier temps, c'est aussi le moment où les instrumentistes se rejoignent après des variations ou improvisations. C'est donc un signal très fort de ralliement.
Il faut se représenter le tâla comme un mode rythmique, avec la manière de s'en servir, infiniment plus riche que les rythmes occidentaux. Plusieurs centaines de tâlas ont été expérimentés au cours des siècles, de nos jours seulement quelques dizaines sont régulièrement utilisés.
Les tâlas de la musique indienne ne sont pas les mêmes du nord au sud ; bien que similaires et portant des noms identiques, il ne sont pas construit de la même manière.

Sources : différents articles de Wikipédia organisés, réécrits, par Nidish

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