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Le pardon /évangile et réflexion

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Le pardon /évangile et réflexion

Message  floraison le Sam 21 Mar - 21:52

Mt 18, 21-35 (Mathieu)

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère
commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner
? Jusqu'à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à
sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
« En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut
régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui
amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante
millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi
rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants
et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses
pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience
envers moi, et je te rembourserai tout.' Saisi de pitié, le maître de
ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
« Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui
devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en
disant : 'Rembourse ta dette !' Alors, tombant à ses pieds, son
compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te
rembourserai.' Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce
qu'il ait remboursé.
« Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et
allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et
lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce
que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de
ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ?' Dans sa
colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout
remboursé.
« C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. »

Quelles sont les limites du pardon ? Tel est le sens
de la question de Pierre. L’apôtre ne se fait aucune illusion sur le
pécheur, puisque sa question porte sur la récidive du péché. La
parabole que propose Jésus vient éclairer sa réponse quant à l’exigence
de la miséricorde inconditionnelle entre frères.
Il est clair que l’immensité de la dette contractée par le serviteur,
met une distance infranchissable entre lui et le roi ; on voit mal
d’ailleurs comment celui-ci a pu lui faire un tel crédit, ni à quoi le
premier a dilapidé une telle somme. Dix mille talents, soit soixante
millions de deniers, c'est-à-dire soixante millions de journées de
travail : la démesure même indique qu’il s’agit en fait d’une dette
symbolique. Dix mille semble être conventionnellement un chiffre
fabuleux qui suggère la position déficitaire de l’homme devant Dieu.
Cette interprétation est confirmée par le jugement prononcé par le roi
: la vente de toute la famille, outre le fait qu’elle n’est pas
autorisée par la loi juive, ne permettrait jamais de rembourser une
telle dette. La sanction est dès lors elle-aussi symbolique : elle
révèle au grand jour que l’homme est de fait insolvable. Lorsque Jésus
ajoute qu’il tombe aux pieds du Roi en lui promettant de tout
rembourser, l’auditeur est en droit de se demander comment il s’y
prendrait : vraiment, le problème est sans issue au niveau de la
stricte justice.
Cette mise en scène a bien sûr pour but de faire apparaître en pleine
lumière la démesure de la miséricorde dont fait preuve le Roi, qui
accorde bien plus que ce que son débiteur lui demandait. En effet, «
ému jusqu’aux entrailles », le roi devenu le « maître », non seulement
« le laisse partir », c'est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui
remet sa dette sans exiger que le serviteur s’en acquitte, fût-ce
progressivement ou partiellement. Le serviteur est toujours débiteur,
mais le roi renonce à se faire rembourser et lui rend sa liberté.
Ce n’est sans doute pas un hasard si l’expression « ému jusqu’aux
entrailles » désigne exclusivement dans le premier Evangile, l’émotion
de Jésus devant les foules (9,36 ; 14,14) ou celle des personnages qui
représentent Dieu dans les paraboles : cela nous donne une clé
d’interprétation sûre quant à la véritable identité de ce roi qui
pardonne si généreusement.
Cette première partie de la parabole nous réserve encore une surprise
de taille : le serviteur ne songe même pas à remercier son Maître ! Il
sort, et oubliant apparemment ce qui vient de lui arriver, il pousse
l’ingratitude jusqu’à réclamer son dû à un de ses compagnons endettés :
une somme insignifiante de cent deniers, soit six cent mille fois moins
que ce dont il vient d’être acquitté !
Ce compagnon malheureux a beau utiliser les même arguments que le
premier avait fait valoir devant le Roi, rien ne fléchit
l’intransigeance de son créancier, qui fait incarcérer son débiteur,
comptant sans doute sur la solidarité familiale pour se faire
rembourser.
La juxtaposition de ces deux scènes pour le moins contrastées, a pour
but de susciter une réaction de désapprobation : l’auditeur attentif ne
peut qu’être choqué par l’insensibilité de cet homme devant la
supplication de son compagnon, alors qu’il vient d’être lui-même gracié
par son Maître. Aussi attendons-nous avec impatience le dénouement de
cette histoire qui commençait bien, mais qui vient de prendre un
fâcheux tournant.
Averti par les autres serviteurs, témoins attristés de la cène, le Roi
reprend la procédure. On s’attend à ce qu’il revienne à sa première
sanction : la vente du serviteur ; mais il n’en est rien :
curieusement, celui-ci est « livré aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût
tout remboursé ». Moins encore que la vente de la famille, on ne voit
vraiment pas en quoi les souffrances subies par le serviteur
rembourseraient le Maître !
En fait celui-ci a définitivement renoncé à être remboursé ; mais il
veut par cette mesure éducative - fonction paternelle ! - faire «
ressentir » à cet ingrat que le seul comportement qui convienne à
quelqu’un d’insolvable comme lui, c’est de remettre à son tour leur
dette à ses débiteurs. Le remboursement auquel il doit consentir par le
« travail » des bourreaux ne saurait être financier ; il s’agit plutôt
pour cet homme de prendre conscience de la dette de charité qui le lie
au Maître et qui aurait dû le conduire à « avoir pitié de son compagnon
comme le Roi avait eu pitié de lui ».

« C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de
vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » La leçon est claire
: la prise de conscience de la gratuité du don du salut en Jésus-Christ
devrait nous conduire à une attitude de miséricorde inconditionnelle
envers nos frères humains, quelle que soit leur dette envers nous.
On pourrait objecter que le pardon de Dieu n’est cependant pas
inconditionnel. Le Seigneur ne dit-il pas : « Si vous pardonnez aux
hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ;
mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous
pardonnera pas vos fautes » (Mt 6, 14-15) ?
Pierre est invité à pardonner « soixante-dix fois sept fois », mais
Dieu mesure son pardon à celui que nous accordons à nos frères.
Serait-ce donc qu’il adopte nos mœurs ?
Il n’en est bien sûr rien : ce serait contradictoire avec la leçon de
la parabole. En fait, le pardon est comme un torrent dévalant du ciel
jusqu’à nous ; il est supposé nous traverser vers les autres, emportant
le bois mort de nos péchés. Mais si nous ne le laissons pas circuler,
il ne peut rien emporter, et nous demeurons dans notre péché.

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui
nous ont offensés » : chaque offense subie devrait être l’occasion pour
nous de faire mémoire, pleins de reconnaissance, de la surabondance de
la miséricorde divine à notre égard. Aussi chaque offense devrait-elle
devenir source d’action de grâce pour l’œuvre de salut qui fait des
serviteurs insolvables que nous sommes, des fils de Roi invités à
demeurer dans la Maison de leur Père.

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Re: Le pardon /évangile et réflexion

Message  soleilamethyste le Lun 23 Mar - 11:53

Lundi 23 mars




Hommage au Printemps!



Namasté!


Le Printemps reprend sa place doucement...il vient nous rappeler la vie merveilleuse contenue au coeur qui attendait patiemment...les arbres crépitent presque d'une petite chanson joyeuse au passage de ma ballade solitaire...mon regard étonné se laisse ensoleillé par cette fabuleuse nature qui nous montre comment nous ouvrir pas à pas à l'Eternel Printemps"!

La vie est faite de séparation ...et de renouveau...

Celui ci vient puis repart...je me plais à penser que chacun va où il se sent revivre au mieux ....ou bien là où il se sent bien...ou bien où il peut vivre ce qu'il a à vivre de toute façon!!
Accepte les feux rouges me disait hier ma petite voix intérieure...telle personne t'a fait une "demande d'amitié" sur tel site puis d'un clic et sans même t'en parler t'a supprimé! Pourquoi en souffrir finalement...?! Les amitiés à l'heure actuelle ne sont elles qu'au bout d'un clic...?!
Je fais le travail d'imaginer et de m'imprégner de la merveille des feux rouges...il permet de m'arréter un peu, me reposer un peu, me recentrer pourquoi pas...il permet à la circulation qui va dans l'autre sens de passer....laisse passer me dit la petite voix...laisse passer...tu passeras après ....chacun son tour pour que tout passe!!!
C'est pourtant simple!!!

Alors...passer mes amis...je vous envoie toute ma confiance...faites un bon et doux voyage sur vos chemins...

La fidélité est une qualité que j'apprécie beaucoup! Et j'aime la liberté par dessus tout je crois?!
J'ai appris pas à pas une "liberté" qui s'engage sur un chemin fraternel partagé qui construit des liens enrichissants pour chacun...
la juste distance relationnelle est aussi tout un art qui se cherche comme un équilibre sur le fil du funambule...

Quand j'étais petite fille, j'ai d'abord fait de la danse classique...c'était intéressant parce qu'il fallait apprendre à être fidéle aux mouvements codés de cette danse...puis j'ai fait de la danse créative...il fallait sentir le mouvement de l'intérieur avant de l'exécuter le plus parfaitement possible...le sentir pour le créer, l'inventer de toute pièce en correspondance avec ce que je voulais montrer...
Le propre de l'enfance est de prendre...d'apprendre...prendre à...puis l'adulte entre dans l'échange du donner er recevoir...et l'âge de la sagesse ne fait plus à la fin que donner....jusqu'à donner son corps à la mort de ce dernier...il rend ainsi à la terre ce qu'elle lui avait donné!

Tout est échange dans cette fabuleuse danse cosmique...je reçois de la terre un corps surtout fait d'eau, l'eau m'abreuve et à chaque instant je respire l'air qui me donne la vie ...le soleil réchauffe l'ensemble, fait pousser les graines semées qui murissaient au chaud du noir...etc...

Je réponds à tout ce qui m'est donné et je peux à mon tour offrir mon amour, ma lumière à celui où celle qui le désire! La vie continue...

Le vécu de l'ouverture du coeur et la découverte d'autres dimensions subtiles ajoutent aux parfums de l'existence un indissible charme sans cesse renouvelé!

L'Art véritable pour moi ressemble à ce mouvement qui va chercher l'essentiel pour l'offrir au regard et aux autres dans son expression la plus parfaite possible...en ce sens, il permet d'entrer en résonnance avec l'essentiel de l'autre...comme une belle ronde de salutations du plus noble en chacun, cet Art participe à l'évolution.

Hommage au Printemps qui vit à l'intérieur de chacun...au coeur de chacune de nos cellules...je le vois et le visualise fortement avec Joie et Gratitude!
Hommage à L'Eternel Printemps!

Avec tout mon Amour Offert au Centuple+++++++++++++++

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pardon

Message  djinpa le Ven 27 Mar - 20:35

La réflexion de Lytta Basset sur le pardon me semble tout à fait intéressante:

Au-delà du pardon
le désir de tourner la page
Auteur : Lytta Basset



"On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation?

Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans pour nous livrer les grandes étapes de cet incontournable travail de pacification avec le passé.

Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous."

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Re: Le pardon /évangile et réflexion

Message  floraison le Ven 27 Mar - 23:06

Lytta Basset est théologienne et pasteur. Elle a écrit de nombreux
livres mêlant spiritualité et psychanalyse. Dans cet ouvrage, fruit de
son expérience personnelle et en s’appuyant sur des personnages de la
Bible, elle nous propose de suivre un chemin vers le pardon. Elle nous
montre avec simplicité comment identifier ses blessures et faire la
paix avec son histoire.




merci Djinpa de nous faire connaître cet auteur

Floraison

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La force du pardon

Message  floraison le Lun 30 Mar - 8:51

La force du pardon

Qui laisse croire qu’il n’existe aucune réalité, hormis celle que l’homme s’impose dans ce conflit permanent avec lui-même et avec son prochain ? Incapable de pardonner car incapable de se pardonner.

Aujourd’hui nous sommes dans les situations où le message de Jésus semble d’une urgence capitale, voire vitale. Notre monde est gravement malade, seule une médecine radicale peut le soigner. Pourquoi tant de misère et de haine, de conflits et de corruption ? Au nom de qui ?

Pour servir quels intérêts ? Au nom de Dieu ? Au nom d’Allah ?... Quel est le sens d’un monde en démence où personne n’ose dire la vérité par peur d’être incapable de la vivre et d’en assumer la responsabilité et les conséquences. La vérité est exigeante comme l’est le message de Jésus. Dans l’atmosphère dramatique de notre époque qui peut concevoir que pour trouver Dieu il faut tout donner. Quel est le pays, la communauté, l’être capable de tout donner pour tout recevoir ?

Dans le monde actuel, ne pas tricher avec soi-même soulève mépris, ironie et sarcasme. Pourtant nous allons vers un monde qui nous impose d’être et non de paraître. Humain se conjugue au verbe être et non au verbe avoir. C’est à ce prix que nous pourrons résister au chaos qui nous attend. Que Dieu accorde sa grande miséricorde à tous les innocents qui périssent par la faute de l’incompréhension et de la bêtise humaine.

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Re: Le pardon /évangile et réflexion

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