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Méditation chrétienne

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Méditation chrétienne

Message  floraison le Sam 14 Mar - 22:56

Nous pouvons par la pensée nous mettre en présence du Christ,
nous embraser peu à peu du plus grand amour pour sa Sainte Humanité,
lui tenir toujours compagnie, lui parler, lui recommander nos besoins,
nous plaindre à lui dans les consolations, nous garder de l'oublier
dans la prospérité. Ne cherchons point à lui faire de beaux discours ;
parlons-lui simplement pour lui exprimer nos désirs et nos besoins.
C'est là une méthode excellente, et elle nous fait avancer en très peu
de temps. Celui qui s'étudie à vivre dans cette précieuse compagnie,
qui cherche à en retirer les plus grands avantages, et y puise un amour
sincère pour ce Maître, auquel nous sommes redevables de tant de
bienfaits, celui-là, je l'affirme, est avancé dans la voie de
l'oraison. Nous ne devons donc pas, comme je l'ai dit déjà, nous
affliger, si la dévotion sensible vient à nous manquer. Remercions
plutôt le Seigneur, qui, malgré les imperfections de nos oeuvres,
entretient en nous le désir de lui plaire. Cette méthode d'oraison, qui
consiste à se tenir dans la compagnie du Sauveur, est profitable dans
tous les états. Elle est un moyen très sûr pour faire des progrès dans
le premier degré d'oraison et arriver au second en peu de temps. Elle
sert aussi dans les derniers pour nous protéger contre les tentations
du démon.

On doit, dès le début, s'appliquer à marcher avec joie et
avec liberté d'esprit. Il y a des âmes qui s'imaginent que la dévotion
va s'en aller, si elles s'oublient elles-mêmes tant soi peu. Il est bon
de marcher dans la crainte de soi pour ne s'exposer, ni de près ni de
loin, aux occasions où l'on à coutume d'offenser Dieu. Ce point est
très nécessaire, tant qu'on ne sera pas profondément enraciné dans la
vertu. Bien peu le sont assez pour se dispenser de vigilance dans les
occasions qui favorisent la pente de la nature. D'ailleurs, tant que
nous sommes sur la terre, nous devons, même par humilité, bien
reconnaître quelle est notre faiblesse. Mais il y a beaucoup de
circonstances où, comme je l'ai dit, on peut se récréer, afin même de
revenir avec de nouvelles forces à l'oraison. En toutes choses la
prudence est nécessaire.

Il fut un temps où il m'arrivait souvent de méditer sur
cette parole de saint Paul : "On peut tout en Dieu, et j'étais
persuadée que je ne pouvais rien par moi-même." Cette considération me
profita beaucoup ainsi que cette parole de saint Augustin :
"Donnez-moi, Seigneur, ce que vous me commandez, et commandez-moi ce
que vous voudrez."

Quant à l'humilité, elle doit toujours tenir le premier
rang, pour nous faire comprendre que nos forces ne viennent pas de
nous. Il faut nous faire une idée exacte de cette vertu. Car je crois
que le démon porte beaucoup préjudice aux âmes qui font oraison, et les
empêche de réaliser de grands progrès par les fausses idées qu'il leur
donne de l'humilité. Il leur représente qu'il y a de l'orgueil à
entretenir de grands désirs, à vouloir imiter les saints, à souhaiter
le martyre. Aussitôt il nous dit ou nous fait entendre que les actions
des saints sont dignes de notre admiration, mais que des pécheurs comme
nous ne sauraient les imiter. Tel est également mon avis. Cependant
nous devons bien considérer ce qu'il faut admirer et ce qu'il faut
imiter. Ainsi il serait imprudent pour une personne faible et malade de
s'imposer des jeûnes nombreux, des pénitences rigoureuses, de s'en
aller dans un désert où elle ne pourrait ni dormir, ni trouver de quoi
vivre, et de se livrer à d'autres mortifications de ce genre. Néanmoins
nous devons penser que, nous aussi, nous pouvons faire des efforts avec
le secours de Dieu pour parvenir à un grand mépris du monde, ou n'avoir
nulle estime de l'honneur et nulle attache aux biens de la terre.

Le plus sûr pour une âme qui s'applique à l'oraison est
donc de laisser le souci de tout et de tous, de ne s'occuper que d'elle
même et de procurer le bon plaisir de Dieu.

Revenant donc à ceux qui se servent du discours, je leur
recommande de ne pas l'employer tout le temps de l'oraison. Comme cet
exercice est très méritoire et plein de délices, il leur semble qu'il
ne doit y avoir pour eux ni dimanche, ni un seul instant exempt de
travail ; sans quoi, ils s'imaginent aussitôt qu'ils perdent leur
temps. Pour moi, je regarde cette perte de temps comme un gain très
précieux, qu'ils se tiennent donc, ainsi que je l'ai dit, en présence
de Notre-Seigneur, sans fatiguer leur entendement ; qu'ils lui parlent
et mettent leur joie à se trouver avec lui ; qu'ils ne se préoccupent
point de composer des discours, mais lui exposent simplement les
nécessités de leur âme et les motifs qu'il aurait de ne pas les
souffrir devant lui. On doit s'appliquer tantôt à l'une tantôt à
l'autre de ces considérations, pour ne point fatiguer l'âme en lui
donnant toujours la même nourriture. Ces aliments sont pleins de saveur
et très utiles ; quand on s'y habitue, on y prend goût et on y puise
cette forte substance qui donne la vie à l'âme et lui procure les plus
précieux avantages.

Nous méditons, je suppose, un mystère de la Passion, par
exemple celui qui nous présente Notre-Seigneur à la colonne,
l'entendement recherche les motifs qui lui feront comprendre quelles
grandes douleurs et quelles angoisses Sa Majesté endure dans un tel
abandon ; s'il est actif et enrichi de connaissances, il déduira encore
beaucoup d'autres considérations. Tel est le mode d'oraison par lequel
tous doivent commencer, continuer et finir. Cette voie est excellente
et très sûre, jusqu'à ce que le Seigneur nous élève à d'autres choses
surnaturelles. Je dis que ce mode est pour nous. Bien des âmes
néanmoins trouveront plus de profit à méditer d'autres sujets que ceux
de la Passion. S'il y a beaucoup de demeures au ciel, il y a aussi
beaucoup de chemins pour y arriver. Certaines âmes profitent en se
considérant déjà en enfer ; d'autres, que la pensée de l'enfer
attriste, profiteront davantage en se considérant au ciel. Il y a
encore pour qui la pensée de la mort est très utile. Certaines
personnes qui ont une grande tendresse de coeur, se fatiguent beaucoup
si elles méditent constamment la Passion; mais elles trouveront du
repos et du profit à considérer le pouvoir et la grandeur que Dieu
manifeste dans les créatures, l'amour qu'il a eu pour nous et qu'il
fait resplendir en tous lieux. Ce mode d'oraison est admirable, mais il
faut revenir souvent à la Passion et à la vie de Notre-Seigneur. Car
c'est de là que nous sont venus et que nous viennent tous les biens.

Le mystère de Notre-Seigneur à la colonne. Il est bon de
se servir du raisonnement pendant quelques instants. Examinons ensuite
les tourments que Notre-Seigneur endure et le motif pour lequel il les
endure, la qualité de celui qui souffre et l'amour avec lequel il
souffre. N'allons pas toutefois nous fatiguer à poursuivre toujours ces
considérations. Faisons taire le raisonnement et demeurons près du
Sauveur. Si nous le pouvons, occupons-nous à considérer qu'il nous
regarde, que nous lui tenons compagnie ; parlons-lui ; exposons-lui nos
suppliques ; humilions-nous ; réjouissons-nous avec lui, et
souvenons-nous bien que nous ne méritons pas d'être en sa présence.
Quand une âme pourra produire ces actes, bien que ce soit au
commencement de l'oraison, elle en retirera un très grand profit. Ce
genre d'oraison est en effet très avantageux ; il l'a été du moins pour
mon âme.

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